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Adieu Brian (Molko), Bonjour Chris (Corner)

Ayant décidé de reprendre la rédaction de mon blog, je ne peux pas résister à la tentation de vous parler musique.

En effet j’ai connu depuis lors une crise d’identité musicale. (échange de regards anxieux)

Le jour funeste est arrivé. Placebo a été détrôné dans mon coeur…euh, surtout dans mes oreilles en fait. (exclamations)

Ma nouvelle dose d’héroïne musicale s’appelle Sneaker Pimps/ IamX. Deux groupes mais une seule âme qui a pour nom Chris Corner*. Une nouvelle voix, de nouvelles émotions, de nouveaux frissons de plaisir, de nouveaux textes à découvrir. Un nouvel amour quoi!

IAMX zagra w Warszawie

Depuis Placebo je n’avais jamais trouvé cela dans la musique d’un groupe_ou de deux dans ce cas précis. Un son et une voix immédiatement identifiables, un leader qui se cache et se dévoile à la fois derrière un personnage et des textes ambigus, une inspiration sans cesse renouvelée. Des chansons qui recèlent des émotions intenses sous un côté provocateur. Amour, mort, sexe, drogues, confusion des genres, dégoût de soi et des autres sous une attitude  flamboyante et pleine de défi, et pour finir le réveil, la gueule de bois, le regret et l’immense solitude à laquelle conduisent de tels excès.

Moins prétentieux, et probablement moins torturé que Brian Molko, tout comme lui pourtant Mr Corner s’est créé un personnage à grand renfort de maquillage et de vêtements savamment choisis. Mieux maintenir une certaine distance pour l’artiste, un certain mystère pour exprimer les choses avec plus de force en fin de compte.

Si Placebo est un groupe rock qui tend vers l’électro, la musique d‘IamX et de Sneaker Pimps s’affirme plus clairement comme telle même si le rock est omniprésent en arrière plan. Des chansons qui font bouger et d’autres plus calmes mais jamais ennuyeuses, qui distillent leur venin à doses concentrées derrière une apparence inoffensive.

Certains crient à l’imposture, à la vanité de tels artifices. Comme Placebo, l’univers de Chris Corner ne laisse personne indifférent, et là aussi pullulent les commentaires haineux, homophobes des ignorants qui ont la critique facile. Tapette. Pédale. Gothique. Emo…(l’insulte suprême sur youtube). La critique de la musique elle-même disparaît face au besoin de certains de cataloguer et de fustiger un esthétisme qui ne leur est pas familier (Dieu merci).

Si tu peux voire au-delà Visiteur, je te ferais partager mes impressions sur cette musique appreciée des amateurs mais encore peu connue du grand public en France malgré une notorieté acquise Outre-Manche.

Cet article faisant office d’introduction je m’en vais maintenant parler de ces deux groupes plus en détail.

En avant la musique.

* Co-Fondateur et leader du groupe Sneaker Pimps dans les années 90, Chris Corner a laissé celui-ci en suspens pour se consacrer entièrement à son nouveau projet, IamX, depuis 2004.

Battle For The Sun…ça y est, le nouvel album de Placebo est arrivé!

                                                                                              battleforthesun.jpg 

 Ce lundi 8 juin 2009 est sorti le sixième opus du groupe nommé “Battle For The Sun”, mais le premier avec Steve Forrest, le nouveau drummer (exit Steve Hewitt!), un pur produit de la jeunesse punkrock californienne, avec les tatouages, les cheveux blonds peroxydés et du lait qui lui coule encore des narines… 

Et vu qu’accessoirement leur précédent album date d’il y a quatre ans on peut dire qu’on les attendait au tournant!

En tant que fan hystérique du groupe mais en voie de guérison, j’ai attendu qu’il soit 14h pour aller l’acheter, et j’ai passé la soirée à le réécouter et à lire les avis de la presse et des internautes. Or il faut admettre que ce que j’ai lu ne résume pas vraiment mon opinion sur cet album qui pour la première fois dans l’histoire de ce groupe me laisse partagée et assez dubitative. D’où cet article.

Mais mettons d’abord les choses au clair. Oui, il y a clairement eu parmis les albums précédents une évolution, en bien ou en mal, ça dépend des goûts de chacun…Oui le son brut des débuts a peu à peu laissé place à un son plus élaboré, qui a ainsi touché un plus large public. Et oui, Without You I’m Nothing reste un chef d’oeuvre inégalé, ce qui ne signifie pas que certaines chansons des albums qui ont suivis ne soient pas une énorme réussite.

J’aime passionnément ce groupe et cela étant dit je peux affirmer que pour ma part, tant que c’est du Placebo et bien moi, je ne me plains pas et je savoure.

Le problème en fait, avec ce nouvel album, c’est que je n’est tout simplement pas reconnu Placebo. J’ai l’impression que cet album est celui d’un autre groupe avec Brian Molko en chanteur…Je n’ai pas retouvé le “son” Placebo, la “personal touch” du groupe. Cet album n’est pas mauvais mais il m’est étranger.

Certes, je m’y attendais et je n’avais pas que des bons pressentiments mais je me disais que Placebo restant Placebo, il n’y avait pas de raisons que je n’aime pas leur nouvel album.
Certes dixit Brian lui-même cet album serait “un retour vers la lumière”, après les trop nombreux excès qui ont marqués la vie des membres du groupes et les tensions internes qui avaient manquées de peu de le faire imploser.
Why not? Du Placebo un peu moins déprimé et ben pourquoi pas? Mais à ce stade, ce n’est pas “Battle For The Sun” que cet album aurait du s’appeler, mais carrément “Let The Sun Shine”!!!

Et alors, en quoi est-ce une si mauvaise chose me direz-vous?

Plusieurs réponses à cela:
Tout d’abord l’album laisse la voix de Brian Molko partir dans de nombreux effets, trop à mon avis, ça en devient exaspérant. On dirait la Nouvelle Star, c’est dire!
Car la voix de Molko on aime ou on déteste et ici je ne peux qu’imaginer les critiques de ceux qui avaient déjà du mal avec ça dans les albums précédents…Moi j’adore sa voix mais ici tout sonne creux, les effets de voix résonnent dans le vide cela étant dû à l’absence totale d’émotion de l’album.

Or justement Placebo est un groupe émotionnel, qui donne le meilleur de lui-même dans la souffrance, la frustration, l’alcool, les drogues et…soyons honnêtes, dans le sexe!

 Oui Placebo est un groupe sexuel plus que sensuel, dans l’ambiguité plus que dans la franchise, plus dans la haine que dans l’amour de soi. Ensuite soyons clairs: Si Placebo veut devenir U2, ou Coldplay alors oui, ce nouvel album va dans le bon sens. Pourtant je veux croire qu’il y a de la place dans ce monde pour un groupe qui pourrait connaître un succés planétaire en prônant autre chose que l’amour et la paix universelle ( cf dans la chanson Speak in Tongues: “We can build a new tomorrow today”…!!), en exposant les méandres de son cerveau, son mal-être et son linge sale à la face du monde comme Placebo l’a toujours fait, de manière plus ou moins évidente.

Certaines chansons de l’album (Ashtray Heart, Bright Lights, Breathe Underwater…) ont des refrains entraînants, des mélodies sympathiques et fraîches, mais franchement sur ce terrain, Placebo n’as pas le talent de groupes comme Oasis. Que chacun reste chez soi et tout ira pour le mieux! ce groupe vaut tellement mieux…

Comme pour démentir cette volonté pop, l’album dans son entier est saturé de grosses guitares bien lourdes, et la plupart des chansons nous font le coup du démarrage lent puis au bout d’une minute, arrivent les bonnes grosses guitares qui essaient d’insuffler de l’énergie là où ils auraient mieux fait de laisser place à l’émotion. Franchement le résultat est assez peu convaincant, la hauteur et la fragilité de la voix de Molko se mariant mal à ce style de rock. Mais où sont passés les riffs acerés de guitares, les larsens, qui me faisaient reconnaître une chanson de Placebo dés la première seconde????

Après plusieurs écoutes je suis arrivée à une conclusion: ou cet album est un passage obligé de la cure de désintox que s’est infligée le groupe…ou ils sont entrés dans une secte. Lol
cf la chanson Bright Lights, car là franchement on atteint des sommets!

“Cast your mind back to the days,
When I pretend’ I was OK.
I had so very much to say,
About my crazy livin’.
Now that I’ve stared into the void,
So many people, I’ve annoyed.
I have to find a middle way,
A better way of livin’.

So I haven’t given up,
That all my choices, my good luck…
Appear to go and get me stuck,
In an open prison.
Now I am tryin’ to break free,
In a state of empathy.
Find the true and enemy,
Eradicate this prison.

No-one can take it away from me,
And no-one can tear it apart.
‘Cause a heart that hurts,
Is a heart that works.
A heart that hurts,
Is a heart that works.

A heart that hurts,
Is a heart that works.
No-one can take it away from me,
No-one can tear it apart.
Maybe ‘ an elaborate fantasy,
But it’s the perfect place to start.

‘Cause a heart that hurts,
Is a heart that works.
A heart that hurts,
Is a heart that… works.”

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